Forêt, là où j’habite
Résidence chez soi, juin 2024 à juin 2025
J’ai entrepris une résidence artistique d’un an en connexion avec une forêt, basée sur l’observation, l’exploration et l’expérimentation, dans une démarche poétique visant à approfondir mon attention et ma sensibilité au vivant. Ainsi, au fil du temps et au quotidien, j’apprends à photographier ce petit territoire de 2,5 hectares (6 acres) sur lequel se trouve ma maison et à côtoyer une nature changeante qui me correspond. Je m’imprègne des caractéristiques propres à ce milieu, afin qu’émergent des imaginaires nés de nos liens mutuels. Enfin, je poursuis les mois suivants une recherche en création à partir de ma banque d’images constituée durant cette résidence.
Explorations esthétiques par l’ajout de la couleur à des images résultant de ma résidence.











– – – Lux – – – –
alors que je m’enfonce plus loin dans les bois
pour effleurer de la main
et observer de près
la mousse, les ramures
la couche du cerf
la courbe du peuplier
pour déposer une bougie dans le lit du ruisseau
une flamme
pour protéger les matures des tussilages
une toile d’araignée
je capture le soleil â son zénith










Des fougères et une sphère or







La sphère (suite)


Paysages oniriques



Paysages oniriques (suite)



















Avec Moly






Série Cueillettes en forêt






Des branches de pin en hiver : des ailes dans la nuit




Dessins aux crayons de couleur



Avec la caméra de surveillance


S’enforester
Sous l’écorce de l’(h)être
pénétrer jusqu’à l’aubier
au creux de mon ventre
Sur la piste de l’ours
accorder mes sens
au c(h)oeur du ramage
Dans la coulée
retirer l’empreinte d’argile
l’appliquer sur ma peau animale
Caméra de surveillance










Surfaces de neige


